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SITE EN SOMMEIL À COMPTER DU 22 MARS 2008

Portrait de son Altesse sérénissime
le Prince souverain
Le Priiiince

Afin de limiter les coûts et la pression fiscale des Sujets de la Principauté, notre envoyé spécial au Palais du Prince souverain a repris la plupart des questions qu'un certain Proust Marcel se posait à lui-même. L'entretien s'est déroulé en toute convivialité parfaite dans un climat de parfaite convivialité.

Une question, une seule fera l'objet d'un prochain dossier spécial : « Son Excellence excelle pour financer (sans essorer ses Sujets) ses revues, ses magazines, ses tracts et les affiches à Sa Gloire, pourrait-Elle faire de même pour les écoles, les crèches, la voierie, la vidéosurveillance et le sport ? »

Votre vertu préférée
L'harassement et l'arasement.
Votre principal trait de caractère
Je suis inodore.
La qualité que vous préférez chez vos Sujets
La grégarité.
La qualité que vous préférez chez vos Sujettes
Leur quête du gendre idéal.
Votre principal défaut
La lenteur. À 18 ans, Alexandre avait déjà conquis le monde.
Votre principale qualité
Savoir choisir mes ennemis.
Ce que vous appréciez le plus chez vos amis
Qu'ils se fassent discrets.
Votre occupation préférée
L'assignation.
Votre rêve de bonheur
Que la médiocrité de mes ennemis soit supérieure à la mienne.
Quel serait votre plus grand malheur ?
Retomber sur mes pattes.
À part vous-même qui voudriez-vous être ?
Le prochain qui me barre vraiment la route.
La couleur que vous préférez
Brune.
La fleur que vous aimez
Rafflesia arnoldii. Elle en impose tant par la taille que par ses remugles.
L'oiseau que vous préférez
Le dodo.
Vos auteurs favoris en prose
Le rédacteur de la Constitutio Criminalis Carolina
Vos poètes préférés
Aragon pour son poème « Il revient. »
Vos héros dans la fiction
Gilgamesh.
Vos héroïnes favorites dans la fiction
J'aurais dit Cadichée, mais ce n'est pas de la fiction.
Vos compositeurs préférés
Wagner. Quand je l'écoute, j'ai envie d'envahir Matignon.
Vos peintres préférés
La brigade antitag de Banasnières.
Vos héros dans la vie réelle
Georges double-vé Bush.
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle
Hilary Clinton.
Vos héros dans l'histoire
Alcibiade, Torquemada.
Votre nourriture et boisson préférée
Le Champagne, c'est fini. Vive les Pommes.
Ce que vous détestez par-dessus tout
L'angélisme.
Le personnage historique que je vous n'aimez pas
Socrate. Il buvait de la ciguë. Moi je bois du petit-lait.
Les faits historiques que vous méprisez le plus
Les élections perdues.
Le fait militaire que vous estimez le plus
Le général Vo Nguyen Giap à Diên Biên Phú.
La réforme que vous estimez le plus
La farce de l'abolition des privilèges m'inspire tous les jours dans le calcul de mes taux.
Le don de la nature que vous voudriez avoir
Une certaine idée de Banasnières.
Comment aimereriez-vous mourir
Avant que mes amis ne m'enterrent vivant.
L'état présent de votre esprit
Inquiet. Quelles conneries vont encore me pondre mes courtisans et mon Ministre d'État !
La faute qui vous inspire le plus d'indulgence
Celle qui me sert.
Votre devise
Abuser sans user.
Vous rendez visite à vos Sujets ?
J'aime la politique friction.
Vous avez des animaux de compagnie ?
Deux enfants : le petit Hybris et ma grande Némésis.

Propos recueillis par Lacombe Lucien.


(*)
Il revient ! Les vélos, sur le chemin des villes,
Se parlent, rapprochant leur nickel ébloui.
Tu l'entends, batelier ? Il revient. Quoi ? Comment ? Il
Revient ! Je te le dis, docker. Il revient. Oui,
Il revient. Le wattman arrête la motrice :
Camarade, tu dis qu'Il revient, tu dis bien ?
Et l'employé du gaz interroge : Maurice
Reviendrait ? Mais comprends, on te dit qu'Il revient,
Maurice. Je comprends, ce n'est donc pas un rêve ?
Les vestiaires sont pleins de rumeurs : vous disiez,
Il revient... Ces mots-là sont une lampe que lèvent
Les mineurs aujourd'hui comme au jour de Waziers.
Il revient... Ces mots-là sont la chanson qu'emporte
Le journalier, la chanson du soldat, du marin.
C'est l'espoir de la paix et c'est la France forte,
Libre et heureuse. Paysan, lance le grain.
O femmes, souriez et mêlez à vos tresses
Ces deux mots-là comme des fleurs jamais fanées.
Il revient. Je redis ces deux mots-là sans cesse.

NDLR : nous ne savons pas de quel Maurice il s'agit.

Mise à jour : 12/06/06 @ 17 heures